Balades des Oratoires

Qu'est-ce qu'un oratoire? Une construction en pierre, généralement de base carrée de 0,50 x 0,50 m s'élevant sur une hauteur de 2,20 m environ. Nous les trouvons à la croisée des chemins ou à des points d'orientation. Le nom "oratoires" vient du latin "orrente" ou "oratorio" qui signifie priant ou recueillement. C'est donc un monument de taille modeste dédié à un saint en remerciement, par dévotion, ou bien par recherche de protection. Cette tradition religieuse remonte au XVI-ème siècle.

 

L'Authentique | La Toulonnaise | La Campagnarde

L'Authentique

Durée: A/R minimum 1h30 ou 1/2 journée avec pique-nique; Dénivellation: 200m; Distance: 5km; Intérêt: retour sur le passé de IX- Xème siècle.

Départ: place Saint Jean

Avant de partir; un coup d’œil sur :La chapelle de 1669, remplaçant celle d'origine datant du Xleme, érigée en hommage à Saint Jean Baptiste pour sa protection des deux seigneurs du village pendant la première croisade. La fontaine et son platane datent de 1767. Vous laissez cette place en prenant la rue Saint Jean puis, à droite, la rue Louis Lumière (Pourquoi ce nom? Parce qu'au numéro 4, pendant la seconde guerre mondiale, furent cachés ses appareils de projection). A gauche sur la place, la fontaine à gargouilles construite en 1555 et la tour de l'horloge datant de 1547. En parcourant cette rue, vous pouvez admirer les portes des résidences des évêques de Marseille (XIV-XVlll siècles). Au numéro 28 a résidé Sainte Delphine de Sabran.Vous prenez ensuite la rue de l'hôpital. L'hôpital était anciennement au numéro 16, géré par les religieuses de Saint Joseph. Vous pouvez observer en haut de la façade, la cloche de leur chapelle (du Sacré Cœur). Auparavant, à son emplacement était située la salle du conseil communal. A gauche, vous êtes dominé par les ruines de l'ancienne muraille. Le ruisseau à l'aspect inoffensif s'appelait le Figaret jusqu'en 1586, un an avant la terrible peste noire. Cette année là, des pluies diluviennes l'avaient transformé en un torrent qui inonda tout le village, l'église Saint Pierre ayant 1 m d'eau dans la nef. Il fut rebaptisé le Raby (l'enragé).Attention, 30m après la sortie du village, à gauche, 1er oratoire: N.D. de Lourdes (aucune trace de son âge, à cet emplacement peut être parce que le rocher rappelle la grotte de Lourdes. En continuant, vous passez sur le pont et 30 m plus loin, vous remarquez l'originale récupération d'eau qui, passant sous la route, va alimenter les jardins. Sur environ 300 m, vous marchez dans une zone paisible, ombragée rappelant le Morvan ou la Savoie: un micro climat semble y régner. En face du vieux moulin (XIV-XV siècle) le 2e oratoire, sur une propriété privée dans le rocher, dédiée par son propriétaire à Saint Antoine de Padoue. En continuant vous remarquerez la restanque retenant les terres et canalisant le Raby. Profitez de la beauté du lieu pour faire une pause au niveau du no 571.

Plus haut, avant de déboucher sur le plateau, à droite dans le rocher, au no 662 le se oratoire (privé), dédié à Sainte Marie-Madeleine. Le paysage change, admirez le panorama. A la bifurcation du chemin des Plâtrières, à droite, vous apparaît le 4e oratoire dédié à Saint Joseph. Vous montez jusqu'au se oratoire. Situé à gauche sur un rocher, il fut construit par un ermite en 1654. Il est dédié à N.D. des Anges. Immédiatement à gauche, vous passez le vieux pont qui mène à Château- Vieux. Il est en deux parties; la partie d'origine et un élément d'élargissement, de construction moins noble. Environ 150 m plus loin, vous empruntez le chemin de gauche qui grimpe vers la colline. Vous le suivez jusqu'à un petit calvaire à gauche qui nécessite une certaine attention visuelle.

Là, deux solutions: vous continuez tout droit par le chemin carrossable et vous prenez à gauche plus haut où vous prenez immédiatement à gauche à ce calvaire par le sentier pédestre. Dans ces deux cas, 5 à 10 min plus loin vous voyez apparaître sur le sommet de la colline la chapelle N.D. de la Nativité (appelée aussi Château Vieux, ou l'Eloignée) située au milieu des ruines du château et du village primitif d'avant le Xl siècle. Elle fut reconstruite en 1587, afin d'obtenir la protection de la Vierge contre la peste de Marseille. La construction latérale était l'habitation d'un ermite. En étant très prudent, vous pouvez emprunter le petit sentier à droite et atteindre le sommet de ce pic. La beauté du paysage et son panorama vous font comprendre l'intérêt stratégique de cet ancien château. Après un repos bien mérité, vous redescendez ce parcours .jusqu'à l'entrée du village. Là, après la première maison, prenez à droite la traverse Tombadou et vous montez au calvaire qui domine le village. Une deuxième pause et vous rejoignez la chapelle Saint Jean par une des multiples traverses, toutes plus belles les unes que les autres.

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La Toulonnaise

Durée: A/R minimum 1h30 Dénivellation: 40 m Distance: 3,8 km Intérêt: ballade sur la route médiévale (Saint Maximin-Toulon)

Départ: place Saint Jean

Avant de partir, un coup d’œil sur : La chapelle de 1669, remplaçant celle d'origine datant du XI-ème, érigée en hommage à Saint Jean Baptiste pour sa protection des deux seigneurs du village pendant la première croisade. La fontaine et son platane datent de 1767. Vous descendez la rue Frédéric Mistral et, avant de traverser la départementale pour aller vers l'église, vous observez l'oratoire à droite, dédié à Saint Jean Baptiste saint patron du village. Il est de construction récente. Vous contournez l'église Saint Pierre par la droite. Son porche est la seule partie visible de la construction d'origine (XI-ème Siècle). Son clocher date de 1547. Elle se visite tous les après-midi ( 14h-18h ).  En traversant le terrain de pétanque, vous longez le Raby et vous contournez le lotissement en passant par le petit pont.

Au bout du sentier, vous tournez à gauche. Là, deux solutions s'offrent à vous: soit vous contournez le parking et le terrain de sport pour rejoindre le petit pont sur le Latay et la chapelle Saint Clair, soit vous allez tout droit et vous remontez le cours d'eau asséché par la droite jusqu'à la même chapelle. Cette chapelle date du XVII-ème siècle et le pont du XVIII-ème siècle. Elle fut témoin privilégiée, comme le précise la plaque commémorative, de la belle histoire qui suit:

En 1707, le Duc de Savoie, Victor Amédée, envahit le Var avec une armée de 40 000 hommes et commence le siège de Toulon. Le gouverneur de la ville engage une résistance et demande aux communes environnantes de se préparer à lutter. Les consuls de Signes, André Chabriel et Joseph Baumier forment deux compagnies de 100 hommes chacune placées sous les ordres d'Antoine d'Espinassy. Le 6 août, sentant l'imminence du danger; ils se réunissent avec toute la population au pied de Saint Jean et font le vœu, si le bourg sort sain et sauf de l'épreuve, de jeûner un jour au pain et à l'eau, de faire une procession tête et pied nus et de distribuer une aumône à tous les pauvres du village. Ce qui était prévu arriva. Le lendemain 1000 ennemis venus de Toulon se présentent dans cette plaine et envoient un ultimatum réclamant la contribution en argent, animaux, et fourrage, pour l'effort de guerre. Il est repoussé et l'assaut commence immédiatement sur le terrain devant la chapelle. Déroutés par la résistance des troupes Signoises, ils cherchent à envahir le village mais sont repoussés par ses habitants. Ils battent alors en retraite, laissant une centaine de morts dont leur colonel. Devant cette défaite, le duc de Savoie renvoie le 16 août une troupe de 3000 hommes pour détruire Signes. A ce moment, fait rarissime, le Latay, gonflé par les pluies des jours précédents, déborde. Devant cet obstacle surveillé par les Signois, le pont ayant été détruit, l'ennemi se retire enfin. Le 22 août, le duc de Savoie, devant la résistance de la ville de Toulon, lève le siège laissant 15 000 morts.

A l'époque, la chapelle était dédiée à Sainte Marguerite. Mais après la révolution, elle fut rachetée par la corporation des tailleurs qui lui donnèrent le nom de leur saint patron , Saint Clair. Vous rentrez dans une zone ombragée jusqu'à l'espace occupé en partie par la chapelle N.D. de l'Annonciation ( appelée aussi " la Proche "). Elle fut construite en 1642 avec une pièce attenante où était logé un ermite qui en contrepartie, entretenait le lieu et sonnait chaque jour les trois Angélus. lle fut rachetée en 1818 par une pieuse dame qui la céda à la paroisse. Depuis la cloche a été dérobée. Après cette pause, vous continuez sur l'ancienne route de Toulon qui était utilisée, entre autre, par les porteurs de glace descendant de la Sainte Baume. Vous pouvez admirer la restanque qui borde la route à droite. Sur cette route envahie petit à petit par de nouvelles constructions , vous arriver devant le 3ème oratoire, de construction récente, dédié à Sainte Delphine. A moins de désirer continuer cette route qui rejoint Siou Blanc, vous pouvez revenir vers le village.

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La Campagnarde

Durée: A/R minimum 2h; Dénivellation: 10 m; Distance: 6,9km; Intérêt: découverte de la plaine Signoise

Départ: place Saint Jean

Avant de partir; un coup d’œil sur : La chapelle de 1669, remplaçant celle d'origine datant du XIème, érigée en hommage à saint Jean Baptiste pour sa protection des deux seigneurs du village pendant la première croisade. La fontaine et son platane datent de 1767. Vous descendez la rue Frédéric Mistral et, avant de traverser la départementale pour aller vers l'église, vous observez l'oratoire à droite, dédié à Saint Jean Baptiste saint patron du village. Il est de construction récente. En arrivant vers l'église, vous prenez à gauche rue de l'égalité, puis à droite devant les quatre magnifiques platanes puis de nouveau à gauche. Vous arrivez en face de l’ancienne chapelle Saint Joseph datant du XVI siècle, malheureusement transformée en entrepôt depuis la révolution. Si vous regardez à gauche, au loin vous apercevez une maisonnette haute, avec une double fenêtre, dominant des garages: c'est l'ancienne chapelle Saint Roch. Elle apparaît dans les archives en 1470 pour réparation de la voûte. Jusqu'au XVIII siècle, elle était dédiée à Saint Sébastien, patron des archers et arbalétriers. Elle était le siège de la confrérie. L'arrivée des armes à feu fit disparaître cette confrérie qui prit le nom de Saint Roch au XVIII siècle. Après la révolution, elle fut vendue puis transformée en garage. Vous prenez ensuite le chemin du petit plan à gauche et vous cheminez dans cette magnifique vallée parfaitement plane, parsemée de nombreux petits cabanons. Vous arrivez au 2e oratoire dédié à l'Archange Saint Michel et vous vous dirigez jusqu'au pont chevauchant le canal de Provence qui apparaît à l'air libre dans cette vallée.

Ce canal reste un des grands chantiers du XXe siècle. Le projet fut lancé en 1957 par le ministère de l'agriculture et les départements de la région. Cette même année fut créée la société du canal de Provence qui dirigea ce gigantesque chantier. Son expérience acquise lui permit d'intervenir dans le monde entier. L'objectif était de maîtriser les eaux des Alpes arrivant par le Verdon afin d'affranchir la Provence méridionale et côtière de la pénurie d'eau qui entravait son développement économique. Les eaux sont captées depuis le barrage de Gréoux, précédé du barrage de Sainte Croix. Il est partagé en plusieurs branches. La branche alimentant la région de Toulon passe par la vallée de Signes. Vous bénéficiez d'une des rares parties à l'air libre. Cette partie fut achevée en 1975. Ce canal se sépare pour alimenter Toulon-Est et Toulon-Ouest. Son entrée dans la montagne est à votre droite. Ses caractéristiques principales sont les suivantes: 62 Km de canaux, 140 Km de galeries et d'ouvrages d'art, 293 Km de canalisations principales et 2768 Km de canalisations secondaires desservant 111 communes.

Vous tournez ensuite à gauche au chemin des Vooûtes jusqu'à la départementale. Profitant à gauche de la vue sur le village, vous pénétrez dans ce nouveau lotissement. Vous comprenez l'importance stratégique de cette agglomération qui contrôlait le col permettant de rejoindre Toulon, la mer et Marseille. De plus, la qualité des terres de cette plaine était de la plus haute importance pour l'agriculture. Avant d'être à son niveau actuel, le village était bâti sur les hauteurs de la colline le dominant et était entouré de remparts dont une partie est encore visible, rue de l'hôpital entre autre. Le village d'origine était situé à Château- Vieux. A la sortie du lotissement, vous tournez à droite et vous suivez ce chemin étroit (soyez prudent) jusqu'au 3e oratoire dédié à Saint Sébastien, 50 mètres après le chemin de l'infirmerie (ce nom date de la peste noire de 1587). En ce lieu, un jas (grange) fut transformé en infirmerie suffisamment éloignée des habitations. Retour sur le village par le même chemin mais tout droit au niveau du lotissement. Vous arrivez au-dessus du canal de Provence, sortant de la montagne, et vous prenez le chemin de gauche redescendant vers le village; vous remarquerez son écoulement central. Au bout de ce chemin, vous tournez à gauche dans la traverse Briançon, mais avant de descendre, admirez à droite l'ancien lavoir, lieu de disputes des Signoises. Au stop, vous tournez à droite pour rejoindre la place , Saint Jean par la rue Bourgade. A la hauteur de l'hôtel se situait la chapelle de la Sainte Trinité. Aujourd'hui absorbée par l'ensemble des constructions récentes. Elle fut construite en 1616 pour les pénitents blancs, la seule trace restante étant deux angelots conservés à la chapelle Saint Jean.

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Réalisé par l'association "Église St Pierre" en partenariat avec la Mairie de Signes